Publication de mon mémoire de fin d’étude sur OpenERP

Bonjour à tous,

Cela fait quelques temps que j’avais promis de le faire mais sans jamais trouver le temps jusque là.

Je met aujourd’hui à disposition le mémoire de fin d’étude que j’ai présenté à mon école SUPINFO en octobre dernier. On peut dire que ce document est en quelque sorte le résumé et la conclusion de cette aventure entreprenariale qu’à pour moi représenté SYNERPGY.

J’y résume notamment pourquoi j’avais choisi à l’époque de me tourner vers OpenERP, les pièges à éviter quand on veut faire de l’intégration OpenERP (que j’ai souvent découvert à la dure) et enfin quelques recommandations pour l’avenir.

Ce document est sous licence Creative Common by-sa, c’est à dire que votre seule obligation est de ne pas changer la licence et de citer mon nom comme auteur du document. Pour le reste, vous pouvez vous en servir, le modifier etc… Au contraire, cela sera pour moi un plaisir que ce document soit repris dans d’autres circonstances.

Enfin, je précise que cela représentais mon opinion en septembre dernier. J’ai encore beaucoup évolué dans ma réflexion, notamment au niveau de la méthodologie qui est désormais beaucoup moins théorique (Je publierais la nouvelle version dès que j’en aurais l’occasion).
Merci donc de prendre simplement ce document comme une piste de réflexion et non comme forcément représentatif de mon opinion actuel (même si la grande majorité reste bien entendu d’actualité).

You can download it here : https://drive.google.com/file/d/0BwdMYBR15LiXejFxMnhLUHRSNUtDN0JCQ2M4N0hZUQ/view?usp=sharing

Enfin, j’en profite pour glisser un mot vu que la conclusion du mémoire porte dessus : Je prévois toujours de lancer, au moins en France, un site généraliste qui tenterai de centraliser les besoins en ERP de chaque secteur d’activité sur un site internet, pour ensuite comparer les ERPs du marché en fonction de ces besoins.
Comme je le marque en conclusion, le logiciel libre a besoin d’être précisément comparé aux alternatives propriétaires (de manière impartiale, précisons le) pour générer de la dynamique. Ce projet de site internet sera donc à la fois pour soutenir le libre et pour apporter un puissant outil de comparaisons aux utilisateurs.

Le projet est déjà défini, il ressemblera beaucoup au site openerp-universe.org que j’avais lancé l’année dernière. Il ne reste pour ainsi dire qu’à se mettre au travail, mais j’attend néanmoins si possible d’avoir la chance de convaincre quelques associations professionnelles d’adhérer au projet, leur soutien sera indispensable.

Si vous êtes intéressé par ce projet et souhaitez me donner un coup de main, n’hésitez pas à me contacter :), cela pourrait accélérer les choses.

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Edit :
Après avoir reçu un petit mail de la part de Fabien, je pense qu’il convient de rétablir certaines vérités vis à vis de ma position à l’encontre de l’éditeur : Je suis désormais beaucoup moins à charge contre eux que je ne l’étais en septembre dernier, date de la rédaction du mémoire.

Même si mon avis sur l’éditeur ne représente qu’une petite partie du mémoire, je pense qu’il convient de leur rendre justice aussi je vous propose à la suite de ce billet le mail de réponse que j’ai envoyé à Fabien :

Bonjour Fabien, je te remercie d’avoir pris le temps de me faire parvenir tes remarques.

Avant toute chose, je précise que ma position vis-à-vis de l’éditeur a quand même pas mal évolué depuis septembre, date de la rédaction du mémoire, et dans l’ensemble effectivement on sent de l’amélioration. Mais j’avais promis de publier le mémoire, malheuresement sans avoir le temps de nuancer certaines parties pour refléter ma position actuelle. Je le précise d’ailleurs dans le billet : “Merci donc de prendre simplement ce document comme une piste de réflexion et non comme forcément représentatif de mon opinion actuelle”
Je ne te cache pas qu’en plus, le fait que la partie où j’analyse l’écosystème OpenERP étant situé à la fin du mémoire et avec la fatigue qui va avec, ceci ne m’a pas vraiment aidé à rester objectif.

Quelques remarques en vrac avant de commencer :

-Avoir le copyright sur le code noyau, tant que vous acceptez les merge proposal même avec copyright assignment, n’est pas sujet à critique selon moi. Ce qui le serait, et qui était ma crainte à l’époque, était que vous n’intégriez pas des modules complets et fonctionnels dans la branche addons simplement car vous n’en seriez pas l’auteur.

-Concernant la vitesse de traitement des bugs je suis désormais d’accord. Selon l’opinion générale, après des débuts parfois un peu difficile, il semble clair qu’aujourd’hui les processus au niveau du traitement des bugs sont désormais beaucoup plus efficaces.

-Sur la nécessité d’un organisme qui coordonne la communauté, où tu donne pour contre-exemple ce qui arrive actuellement à Drupal (que j’aime beaucoup d’ailleurs), je suis assez d’accord. Il semblerait qu’un tel organisme soit nécessaire, que ce soit un éditeur comme dans notre cas ou d’une fondation comme pour Linux ou Mozilla.

-Concernant l’exemple de PowerEmail que je donne dans mon mémoire, merci pour les explications. Je me garderai bien sûr de tout jugement, et me contenterai juste de noter avec satisfaction que le nom d’OpenLabs est bien présent sur l’actuel module email_template, ce qui remplit selon moi le contrat moral.
Après la seule question, c’est est-ce qu’il serait là s’il l’auteur n’avait pas tapé du poing sur la table à l’époque, mais cela je ne le saurais jamais et c’est aussi bien comme cela. L’essentiel c’est l’avenir.

-Je reconnais que par le passé, le temps de review des contributions était clairement plus dû à un manque de moyen que d’une politique de l’éditeur. Si je l’évoque dans mon mémoire, c’était plutôt dans l’objectif que cela ne devienne pas une politique de l’éditeur.

Concernant la prétendue volonté de l’éditeur de vouloir tout contrôler :

Lorsque j’ai écrit cette partie, j’avais en tête plusieurs choses :
-Le fait que sur quasiment tous les modules officiels à l’époque, seul le nom OpenERP était visible. Ceci donnait vraiment l’impression qu’OpenERP SA voulait que tout ce qui était certifié soit au nom d’OpenERP SA, et que les autres modules communautaires soient relégués dans les extra-addons.
Soyons clair, j’ai toujours eu confiance dans OpenERP SA (j’y reviens plus tard) mais quand je faisais cette analyse je me suis basé sur le pire scénario, que ce serait-il passé si la stratégie d’OpenERP SA était vraiment de vouloir à tout prix garder le contrôle sur la licence? Pas forcément en ayant de mauvaises intentions, mais même simplement pour pouvoir faire des ajustements à l’avenir. Et bien cela entrainerait forcément de mettre à l’écart certaines contributions de la communauté ce contre quoi je souhaitais lutter. C’est pour lutter contre ce potentiel scénario que j’ai présenté les choses sous cet angle.

-A cette période également, on avait eu quelques mois auparavant le changement de licence pour l’AGPL + exception (que je n’avais pas forcément mal accueilli comme tu le sais) mais qui avait aussi semble t’il provoqué de la réécriture d’une large partie du code juste pour contourner le copyright. Quelqu’en soient les raisons, même des très bonnes raisons et là je n’en sais rien, une réécriture de code unilatérale pour des raisons de licence aura toujours une mauvaise image.
J’avais également en tête les quelques scandales, justifiés ou non, comme PowerEmail, les commerciaux au Brésil, le départ du projet Medical etc… C’est pour tout cela, même si principalement par principe de précaution, que j’ai choisi à l’époque de partir sur le scénario “éditeur open-source, mais qui n’intègre pas toutes les contributions uniquement pour des raisons de licences”. J’avais tout simplement des craintes que j’estimais légitimes à l’époque.

Je précise également que je suis très loin d’être complètement à charge contre OpenERP SA dans mon mémoire. Je précise de nombreuses fois que vous êtes parmi les très rares dans les éditeurs de logiciels libres à destination des entreprises à ne pas être parti sur un modèle de double licence.
C’est très important pour moi, car tout spécialement dans le secteur des ERPs qui ne finira jamais de progresser, l’intégration des contributions de la communauté est capitale pour la compétitivité du logiciel à long terme. Cette dynamique serait complètement détruite en cas de double licence, et c’est pas pour rien que ceux qui ont tenté de faire un ERP en double licence sont aujourd’hui en difficulté.
Je pense que cela vous l’avez parfaitement compris. Je dirais même que vous avez fait preuve d’un véritable acharnement à éviter à tout prix ce modèle, testant modèle économique sur modèle économique (intégration pour démarrer, certification de module, SaaS, contrat de maintenance, partenariats etc etc…).

Je le dit sans arrière-pensée, vous êtes un vrai éditeur du libre, non un simple éditeur open-source. C’est pour cela que je soutiens toujours OpenERP.

Mais votre rôle est difficile, il est facile de faire des erreurs ou d’avoir à faire des mauvais choix pour le produit qui sont des bons choix pour la société. C’est pas forcément une mauvaise chose, vous devez survivre, mais il faut que des personnes dans la communauté soient vigilantes et jouent le rôle de contre-pouvoir si nécessaire car il faut des personnes qui soient là pour le produit (et les utilisateurs) et qui n’ont pas d’autres préoccupations.
J’espère faire parti de ces personnes, mais même si je suis intransigeant avec ce que j’estime être contre l’intérêt du produit (ex : les migrations, que j’estime contre l’intérêt du produit à long terme, mais qui vous a clairement permis de trouver un modèle économique stable à court terme) et que j’émets parfois des mises en garde, le fait que je sois sur OpenERP prouvera toujours que je soutiens OpenERP SA. Le jour où quelqu’un comme moi ne le fera plus, là vous pourrez commencer à vous inquiéter.

Cela étant dit et posé, maintenant que voyons-nous?

Dans la 6.1, sur les quelques 160 modules certifiés (j’entend par là, présents dans la branche “addons” et non “extra-addons”), une vingtaine sont des modules qui n’ont pas pour auteur OpenERP SA.
Dans les quelques échanges que j’ai eu avec d’autres partenaires, j’entend désormais beaucoup de “C’est mieux qu’avant quand même, les contributions sont intégrées plus facilement”.
Enfin moi-même, au moment où je travaillais sur la paye française (qu’il faut que je termine d’ailleurs…) j’ai bien senti que la dynamique propre à la contribution était bel et bien là, je n’avais aucun reproche à faire.

Je me permettrais juste une question : Les modules certifiés, donc présent dans la branche “addons” et dans l’installation de base d’OpenERP, peuvent être en simple AGPLv3 ou doivent être en AGPLv3+exception? Le cas échéant, cela signifierais que vous rejeteriez les contributions qui ne sont pas conforme à votre licence, ce qui ferai revenir en quelques sortes mes craintes.

En dehors de cela, il est désormais évident que mes craintes de l’époque ne sont plus justifiées, en tout cas pour le moment. Aujourd’hui, vous montrez bel et bien que pour vous l’intérêt du produit passe avant la licence.

J’avais tort de m’inquiéter à l’époque, et ce n’est là qu’une raison de me réjouir .

Je vais mettre de bon cœur ce message (sans citer ton mail) à la suite du billet de sorte à contrebalancer le contenu du mémoire sur les points évoqués.
L’analyse de l’écosystème d’OpenERP n’était qu’une partie du mémoire, je pense que ce message permettra de corriger ce qui n’est aujourd’hui plus d’actualité. Merci de m’avoir donné cette chance en pointant les points sujets à critique.

Pour le reste, je pense que ce ne sera pas la dernière fois que tu liras des critiques sur OpenERP SA sur mon blog, de même que ce ne sera pas la dernière fois que tu pourras retweet un billet en faisant l’éloge . Toujours dans un seul objectif : Qu’un jour, un ERP libre soit leader sur le marché, avec toutes les conséquences que cela entrainera sur le tissu économique en lui-même.

Bien cordialement,
Yannick.

7 thoughts on “Publication de mon mémoire de fin d’étude sur OpenERP”

    1. *hausse les épaules* Bah ils me connaissent depuis le temps. Des fois je suis de leur coté (l’article sur la licence par exemple) d’autres fois je tape du poing sur la table.

      Je pense qu’ils ont compris que quoi qu’il arrive je serais toujours du coté de la promotion du meilleur ERP libre, et pour l’instant je continue à estimer qu’OpenERP est le plus prometteur.
      Ils savent que mes critiques visent dans tous les cas à assurer l’avenir d’OpenERP, et que je garderai ma franchise quoi qu’il arrive :).

  1. Bravo pour ce mémoire Yannick!

    Je me revois automne 2009, quelques mois après la création d’Akretion à Rio, lançant à Sebastien Beau, alors jeune stagiaire fraichement débarqué chez nous: “tu vois ce gars là Yannick Buron, il part la fleur au fusil; encore un qui va se planter, car c’est pas si simple….”

    Bon, qu’on soit clair, si j’étais parti sur ce métier en sortie d’école, je me serais joyeusement vautré et je demande à voir qui peut s’en sortir dans ce secteur sans personne avec 2/3 ans d’expérience au grand minimum…

    MAIS, en lisant ce mémoire force est de constater que tu domines désormais très bien ton sujet. J’ai pu raté des pages dans ton mémoire, mais globablement je signe “approuvé” en bas de toutes les pages: tu saisis parfaitement les pièges et les enjeux. A mon avis ton mémoire sera la digne héritier de feu mon libre blanc de Smile, car il s’affranchi de l’excerice du choix des armes pour se concentrer sur le ce qui importe: on a pris le champion, on fait quoi maintenant? A l’évidence Smile aimait à présenter un marché mature et mutipolaire (quelle SSII souhaite ne dépdendre que d’un seul éditeur?). Toi au moins tu as pu avoir la liberté de passer le cap de cet excercice et documenter l’aspect pragmatique de la chose. On croirait presque que Supinfo c’est indépendant…

    Sur les problèmes liés à l’éditeur, j’imagine que les choses n’ont pas toujours été faciles pour eux aussi (j’ai l’expérience de l’édition open source depuis 2003; et maintenant Akretion est aussi dans les 3 plus gros contributeurs tierces au projet OpenERP…) et qu’en plus s’ils ont fait des boulettes par rapport aux investissements (j’en connais au moins quelques unes à propos desquelles je les avais d’ailleurs même prévenu…), ils ont donc sans doute dû faire abstraction des beaux principes et essayé de sauver leur peau en premier.

    Souhaitons que ces boulettes soient amorties et que ça se tasse, du moins c’est moins espoir car sinon il finira par y avoir divergence entre l’editeur et la communaté, mais cela ne marquerait pas la mort du produit, loin s’en faut.

    Concernant, ton demi échec du projet Synerpgy, je me permets cette analyse:

    L’écosystème étant ce qu’il est ou passé les beaux discours, les gens investissent dur sur le projet OpenERP et n’ont pas trop le loisir de faire de la philantropie sans limite.

    Et donc eh bien non il y a en effet très peu de documentation par rapport par exemple à ce qu’on apprend à l’école. Et donc, il faut aller chercher la doc là ou elle est, c’est à dire dans le code. Et puis exactement comme tu le dis, si 80% du périmètre est couvert nativement, sur les projets ou OpenERP sera rentable, il faut toujours aller se farcir le dev des 20% de fonctionnalités qui vont rendre le projet attractif…

    Il faut donc au moins être épaulé par un codeur expérimenté. Encore une fois on ne nait pas codeur, on peut éventuellement faire l’effort de le devenir. Et non, arretons le vieux modèle débile français hérité du temps ou le code était très spécialisé: il n’y a pas d’un coté les codeurs idiots et de l’autre la noble profession de chef de projet aux mains propres…

    Ceux qui s’enferment dans ce carcan n’ont aucune chance de faire de projets avec des PME voire TPE qui ne vont pas payer 3 mecs là où un bon avec de l’ambition pourra faire le boulot.

    Bref, pour débuter y’a pas le choix il faut être épaulé par une brute en code qu’on pourra pas payer au prix où il pourrait se vendre sur le marché. Il faut donc l’être soit-meme sois l’avoir comme associé, sinon point de salut dans cette phase de maturation de l’offre. Le fait qu’il faille un gars expérimenté ne vient pas d’algorithme très compliqués à mettre en oeuvre, loin s’en faut, mais justement de faculté d’analyser en un clin d’oeil ce qui va et ce qui ne va pas dans l’immense galaxie OpenERP dont plus de la moité des fonctionnalités ne sont pas matures (n’en reste pas moins qu’ils reste beaucoup de choses qui marchent) et servent d’autres buts que l’intérets des utilisateurs finaux. Bien sûr le code ça n’est que peut-être 50% du problème, mais c’est sans doute dans cette partie que tu manquais le plus d’expérience et franchement à ton âge c’était plutôt normal.

    En parlant de savoir faire le tri, je ne sais d’ailleurs pas exactement qui ceux qui font la promotion de ces solutions non matures espèrent tromper, mais étant donné que seuls des gens très bons vont s’en sortir, c’est peine perdue, ça n’alimente que la spéculation qui se retourne au final contre eux avec un bilan loin d’être positif à mon avis…

    D’un autre coté, ceux qui attendent au chaud que ça deviennent tout maché risquent bien de rater le coche et pairont leur place bien plus chère quand le marché sera mature, voire n’en auront pas et seront obligés manger dans la mains des téméraires qu’ils raillaient jadis…

    Il est aussi certes bien plus facile d’aller être ingé dans une grand boîte que de tenter sa chance à servir de PME voire TPE, mais ne sous-estimons pas la crise actuelle, les planqués qui exploitent encore un système ou une institution bien au chaud ont plutôt leur jours comptés… Dans le même temps nous on ne connais pas la crise, bien au contraire…

    En fait du côté de l’offre, les spécialistes sont suffisament malins pour avoir anticipé l’avènement des ERP libres et ils se sont donc placé dans une démarche d’investissement qui survalorise déjà le potentiel d’un OpenERP, alors que dans le même temps, du côté de la demande, les utilisateurs finaux qui ne sont pas spécialistes ne font pas cette anticipation et se focalisent sur des horizons très courts. Certes la demande est très grande, mais quand on parles à la PME des dizaines de millers d’euros que tu évoques, il ne reste plus grand monde; bref la demande a une élasticité très négative avec le prix.

    Il est donc bon de rester lucide sur ces effets et d’éviter des croire à la pèche miraculeuse, mais je pense que ton mémoire va justement dans le sens de cette franchise.

    J’epère que tu trouveras l’occasion de valoriser ton expérience. Peut-être aussi que tu pourras “vendre” ton expérience aux mastodontes du secteur qui ne vont pas tarder à sentir enfin le vent tourner. Dans ce cas, le poids financier de ces acteurs sera apte à amortir cette phase d’investissement pour réttribuer à leur juste valeur les efforts des pionniers quand les PME et TPE ne peuvent elles pas le faire.

    Pour ma part j’ai préféré la difficile voie de l’independance à la force du poignet, mais j’ai saisi ici l’opportunité de monter une boite et de conquérir mon indépendance, y compris pour vivre dans une ville ou aucun patron ne m’aurait donné un boulot… Donc faut bosser dur, mais ça marche, en tout cas je ne regrette rien.

    A+ et encore bravo pour le boulot, ça paira bien d’une manière ou d’une autre j’en suis convaincu.

    1. Merci beaucoup Raphaël, cela me va droit au cœur :). Un de tes célèbres pavés pour fêter la publication du mémoire, je ne pouvais pas rêver mieux ^^.

      Quelques commentaires en vrac :

      -Je m’amuse beaucoup de voir ton opinion de moi au début, mais je comprend. Disons que parfois le fait d’être un fichu obstiné permet de finir par s’en sortir.

      -T’en fait pas, Supinfo est loin d’être indépendant (Microsoft à toutes les sauces, et Dynamics dans le domaine des ERPs). Mais comme souvent dans les écoles, j’ai eu la chance d’avoir un excellent responsable qui m’a suivi tout le long du projet.

      -J’avais un développeur avec moi, un ami datant du lycée. C’est vrai que sans lui je ne m’en serais pas sorti, je lui dois beaucoup.

      -Je ne me fais aucun soucis pour l’avenir en effet. J’ai déjà un salaire plus que correct où je travaille maintenant, et je dois avouer que la gestion d’entreprise ne me manque pas. Pendant trois ans ma situation personnelle fut quand même assez difficile, sans compter les études en parallèle, mais l’expérience fut incroyable.
      Je préfère désormais vraiment me concentrer sur ce qu’une entreprise peut apporter à la communauté, et ce point sera un point très important pour les futurs postes qu’on me proposera. Le site que je veux créer me servira à garantir mon indépendance de sorte à ne pas trop dépendre de la société qui m’emploiera.

      Encore merci :)

  2. Merci pour ton mémoire. J’ai moi-même rédigé un rapport sur OpenERP l’an dernier. Confronter mon opinion, ma vision des choses à la tienne a été intéressant.J’apprécie d’autant plus que tu aies publié ta réponse à Fabien. Avoir l’avis récent de quelqu’un ayant échangé avec OpenERP SA est appréciable.

    J’espère moi aussi rejoindre une SSLL promouvant OpenERP à la fin de mes études. Ton mémoire conforte d’autant plus mon idée.

    Avoir un tel commentaire de Raphaël c’est la grande classe. Bien joué !

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